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Entrée
d'une résidence à Monte Carlo - Source : Stella BARRECA
Allocations et aides sociales
Comme toute représentation française
à l'étranger, l'Ambassade de France à Monaco est dotée
d'un Comité consulaire pour la Protection et l'Action Sociales (CCPAS)
compétent pour l'attribution d'allocations et de secours aux Français
nécessiteux de Monaco, sous la forme d'allocations mensuelles (allocation
de solidarité ; allocation à durée déterminée
; allocation adulte handicapé ; allocation enfant handicapé)
et d'aides ponctuelles (secours occasionnel).
Les demandes d'allocations mensuelles ou
d'aides occasionnelles doivent être présentées au service
social de l'Ambassade. Ces aides sont généralement soumises
à des conditions :
- inscription au registre des Français
établis hors de France en cours de validité
- âge :
* supérieur ou égal à
65 ans ou, en cas d'inaptitude au travail, 60 ans pour l'allocation de
solidarité
* supérieur ou égal à
20 ans pour l'allocation adulte handicapé
* inférieur à 20 ans pour
l'allocation enfant handicapé
- taux d'incapacité temporaire
ou permanente :
* au moins égal à 80% pour
l'allocation adulte handicapé
* au moins égal à 50% pour
l'allocation enfant handicapé
- inéligibilité aux allocations
versées par les services sociaux monégasques
- non-dépassement d'un plafond
de ressources (sauf pour les allocations enfant handicapé). Les
ressources prises en compte sont à la fois les revenus personnels
(pensions, retraites, rentes, revenus fonciers et immobiliers, plus-values,
etc.), les avantages en nature et les aides familiales versées dans
le cadre de l'obligation alimentaire à laquelle sont tenus les ascendants,
descendants, gendres, belles-filles et le conjoint des ressortissants français,
en application des articles 205 et 206 du Code civil. Il est d'ailleurs
procédé à une enquête sur les ressources dont
disposent les membres de la famille tenus à l'obligation alimentaire.
Le plafond des ressources est actuellement fixé à 588 euros.
Le montant des aides est fixé généralement
pour l'année, leur versement a lieu mensuellement.
L'Ambassade de France ne peut attribuer
le RMI ni l'allocation de chômage. Les personnes en grande nécessité
répondant aux critères mentionnés ci-dessus et ne
bénéficiant d'aucune autre allocation mensuelle versée
par le Comité Consulaire pour la Protection et l'Action sociales
de Monaco peuvent toutefois solliciter une allocation à durée
déterminée pour une période ne pouvant excéder
12 mois, ou un secours occasionnel.
Carte d'Ancien Combattant
Le Code des Pensions militaires d'Invalidité
et des Victimes de la Guerre prévoit que la carte du Combattant
peut être attribuée "à toutes les personnes qui justifient
de la qualité de combattant dans les conditions déterminées
par les articles R.224 à R.229".
Ainsi, sont considérés comme
combattants, sous les conditions qui pourront être énumérées
par le service social de l'Ambassade
de France, les personnes ayant accompli des services pendant :
- la 1ère guerre mondiale :
* militaires des armées de terre
et de mer ayant appartenu 3 mois à certaines unités, évacués,
faits prisonniers ou blessés de guerre
* certains Alsaciens et Lorrains
- les opérations sur les théâtres
extérieurs :
* militaires des armées de terre
et de mer ayant pris part pendant 3 mois à des opérations
de guerre, évacués ou blessés de guerre
- la seconde guerre mondiale ou dans la
Résistance :
* militaires des armées de terre,
de mer et de l'air ayant appartenu 3 mois à certaines unités,
évacués, blessés de guerre, prisonniers de guerre
* titulaires de la carte de déporté
ou d'interné résistant
* titulaires de la carte du combattant
volontaire de la Résistance
* agents et personnes ayant effectivement
pris part à la Résistance
* personnes qui peuvent se prévaloir
dans la Résistance des circonstances particulières admises
pour les militaires
* les membres de la marine marchande de
la France combattante
* certains marins du commerce et de la
pêche
- la guerre d'Indochine
- la guerre de Corée
- les campagnes d'Afrique du Nord de 1952
à 1962
- les autres opérations telles
que :
* Cambodge à partir du 1er novembre
1991
* Cameroun du 17 décembre 1956
au 31 décembre 1958 et du 1er juin 1959 au 28 mars 1963
* Golfe persique et Golfe d'Oman à
partir, respectivement, du 30 juillet 1987 et du 30 juillet 1990
* Irak : frontières irano-irakienne
(opération Ramure) et turko-irakienne (opération Libage)
à partir du 1er avril 1991 et jusqu'à cessation des hostilités
* Liban à partir du 22 mars 1978
* Madagascar du 30 mars 1947 au 1er octobre
1949
* Mauritanie du 1er janvier 1957 au 31
décembre 1959 et du 1er novembre 1977 au 30 octobre 1980
* Méditerranée orientale
(Suez) du 30 octobre 1956 au 31 décembre 1956
* République Centrafricaine du
20 septembre 1979 au 19 septembre 1982
* Somalie à partir du 3 décembre
1992
* Tchad à partir du 15 mars 1969
* Yougoslavie, Slovénie, Croatie,
pays limitrophes et eaux avoisinantes à partir du 1er janvier 1992
* Zaïre du 13 mai 1978 au 12 mai
1981.
Les personnes ayant pris part à
des opérations de guerre effectuées avant le 2 août
1914 ainsi que certains prisonniers de guerre peuvent également
bénéficier de la carte du combattant sous certaines conditions.
La décision sur chacun de ces cas est prise par le Secrétaire
d'Etat aux Anciens Combattants après instruction et avis du Service
départemental de l'Office National des Anciens Combattants et Victimes
de Guerre, 6 Avenue Maréchal Foch, 06000 NICE - Téléphone
: +33.4.93.80.59.13.
Pour les Français de Monaco, les
demandes de carte du combattant doivent être effectuées auprès
du service social de l'Ambassade de
France qui fournit un formulaire de demande à compléter.
Ce document doit être remis à l'Ambassade accompagné
d'une copie intégrale d'acte de naissance et d'une photo d'identité
récente. Le dossier est ensuite transmis par les services consulaires
au Service départemental susmentionné qui fera connaître
sa décision d'attribution ou non de carte du combattant par l'intermédiaire
de l'Ambassade.
La carte du combattant va permettre à
son détenteur de percevoir la Retraite du Combattant, droit acquis
au service de la France, dès son 65ème anniversaire.
Carte d'Invalidité et carte
de "station debout pénible" :
Les Français résidant à
Monaco et présentant un taux d'incapacité au moins égal
à 80% peuvent prétendre, pour une durée déterminée
ou à titre définitif, à la délivrance d'une
carte d'invalidité française.
Les dossiers, à déposer auprès
du service social de l'Ambassade de
France, doivent comprendre les pièces suivantes :
- un imprimé de demande à
retirer à la Section consulaire de l'Ambassade de France
- un certificat médical (établi
par le médecin accrédité auprès de l'Ambassade
ou tout autre spécialiste désigné par les services
consulaires)
- un certificat d'inscription au registre
des Français établis hors de France auprès de l'Ambassade
- une copie intégrale d'acte de
naissance
- une photographie d'identité récente.
Les demandes sont ensuite adressées,
par l'intermédiaire de l'Ambassade de France, à la Commission
départementale habilitée à se prononcer sur le taux
d'invalidité (Commission départementale de l'Education spéciale
-CDES- lorsque le demandeur est un enfant ou un adolescent de moins de
20 ans ; Commission technique d'Orientation et de Reclassement professionnel
-COTOREP- lorsque le demandeur est un adulte). La carte d'invalidité
ainsi délivrée est remise à son titulaire par l'intermédiaire
de l'Ambassade.
Cette carte peut procurer certains avantages
à son détenteur en cas de retour en France. Parmi ceux-ci,
on peut citer :
- certains avantages fiscaux (part supplémentaire
pour le calcul de l'impôt sur le revenu, exonérations diverses)
- des réductions dans les transports
publics
- des avantages sociaux :
* versement d'allocations diverses (allocation
aux adultes handicapés, allocation d'éducation spéciale
pour les enfants et les adolescents, allocation compensatrice pour les
infirmes nécessitant l'aide effective d'une tierce personne)
* possibilité de prise en charge
totale ou partielle des frais d'hébergement et d'entretien dans
un établissement spécialisé
* bénéfice des prestations
en nature de l'assurance maladie et maternité du régime général
de la Sécurité Sociale
* affiliation obligatoire à l'assurance
vieillesse du régime général de la Sécurité
Sociale des personnes assurant la charge d'un handicapé.
Toute personne française atteinte
d'un taux d'incapacité inférieur à 80% rendant la
station debout pénible peut, si elle réside à Monaco,
solliciter par l'intermédiaire de l'Ambassade, une carte de "station
debout pénible". Le dossier à remettre à l'Ambassade
est identique à celui qui est constitué pour une carte d'invalidité.
Toutefois, la carte de "station debout pénible" ne confère
aucun des avantages attachés à cette dernière.
Indemnisation des orphelins de la
déportation
Le décret 2000-657 du 13 juillet
2000 stipule que toute personne dont un des parents a été
déporté à partir de la France dans le cadre des persécutions
antisémites durant l'occupation et a trouvé la mort en déportation
a droit à une mesure de réparation, si elle était
mineure de 21 ans au moment où la déportation est intervenue.
Le décret, paru au Journal Officiel
du 14 juillet, peut être consulté sur le site "legifrance"
(www.legifrance.gouv.fr).
La réparation consiste, au choix
du bénéficiaire, en une indemnité en capital de 2744,08
euros ou une rente viagère de 457, 35 euros par mois. Sont exclues
de l'indemnisation les personnes recevant une indemnité viagère
versée par l'Allemagne ou l'Autriche en compensation des mêmes
faits.
Il en résulte que toute personne
concernée, sans critère de nationalité, résidant
à l'étranger, peut adresser directement une réclamation,
à l'adresse suivante :
Ministère de la
Défense
Secrétariat général
pour l'Administration
Direction des Statuts,
des Pensions et de la Réinsertion Sociale
Sous-direction des Statuts
et des Pensions
Bureau des Titres et
des Statuts
B.P. 552 - 14037 CAEN
CEDEX (Tél. 02.31.38.45.13 fax : 02.31.38.45.84)
Les requérants vivant à l'étranger
peuvent aussi déposer leur réclamation auprès
de l'Ambassade de France ou du Consulat de France dans leur pays de résidence.
Les pièces justificatives à
fournir sont les suivantes :
- extrait d'acte de naissance concernant
le requérant
- extrait d'acte de décès
ou de disparition des parents décédés ou disparus
en déportation (ou de l'un des parents),
- attestation sur l'honneur par laquelle
le requérant précise qu'il ne reçoit pas d'indemnité
viagère de la part de l'Allemagne ou de l'Autriche en réparation
de la déportation de ses parents ou de l'un d'eux,
- déclaration d'option entre l'indemnité
en capital ou la rente viagère,
- relevé d'identité bancaire
ou postal.
Les actes rédigés
en langue étrangère doivent être traduits.
La mort en déportation est attestée,
en règle générale, par les documents d'état
civil demandés. Dans la négative, des recherches complémentaires
seront effectuées directement par la Direction des Statuts.
Indemnisation des travailleurs forcés
Les lois allemande et autrichienne d'indemnisation
des travailleurs forcés ont été votées les
14 juillet et 7 juillet derniers. Elles sont entrées en vigueur,
respectivement, les 12 août et 8 août. La loi allemande peut
être consultée sur le site de l'organisation internationale
pour les migrations. Les dispositifs actuels déterminent, essentiellement,
les catégories de victimes susceptibles de bénéficier
de l'indemnisation en distinguant les "travailleurs esclaves" internés
dans les camps de concentration et des travailleurs forcés contraints
au travail dans des camps fermés sous surveillance.
Les demandes doivent être adressées
directement à l'Organisation Internationale pour les Migrations
- German Forced Labour Compensation Programme-
17, route des Morillons C.P. 71
CH -1211 GENEVE 19 SUISSE
Site internet : www.compensation-for-forced-labour.org
E-mail : compensation@iom.int
La loi autrichienne prévoit également
l'indemnisation des personnes déportées sur l'actuel territoire
autrichien avec leurs ou l'un de leurs parents avant d'avoir atteint l'âge
de 12 ans révolus ou qui sont nées en déportation
alors que leur mère était contrainte au travail ainsi que
des personnes ayant subi du fait du travail forcé un préjudice
physique ou psychique d'une gravité ou ou d'une persistance constatée.
Pour des informations complémentaires
sur la teneur de la loi, veuillez contacter l'Ambassade de France.
 
Dernière mise à jour : 28/02/2006
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